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Les maladies infantiles : symptômes, traitements et prévention

Les enfants en bas âge sont particulièrement exposés aux infections virales et bactériennes. Le système immunitaire des jeunes enfants est encore en construction, ce qui explique la fréquence des maladies infantiles courantes dans les premières années de vie. Les structures collectives comme les crèches et les écoles maternelles favorisent la transmission de ces pathologies. La vaccination selon le calendrier vaccinal et les mesures d’hygiène constituent les deux piliers de la prévention.

Mis à jour le 29/04/2026

Temps de lecture estimé à 17 min

Rédigé par des auteurs spécialisés pagesjaunes

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Enfant oscultation
© wavebreakmedia / Getty
Maladies du bébé : fièvre, infections, troubles digestifs et MIN

Sommaire.

  1. En bref
  2. Pourquoi les enfants tombent-ils souvent malades ?
  3. Les maladies éruptives chez l’enfant
  4. Les infections respiratoires infantiles
  5. Les infections digestives
  6. La maladie des pieds, de la bouche et des mains
  7. Les infections à méningocoques et les méningites
  8. Les infections cutanées
  9. La prévention des maladies infantiles courantes
  10. Quand consulter un médecin ?
  11. Le rôle des professionnels de santé
  12. La vie en collectivité et les maladies
  13. Les complications possibles
  14. FAQ

En bref

  • Les maladies des enfants sont majoritairement d’origine virale ou bactérienne et se transmettent facilement en collectivité.
  • La vaccination infantile protège contre les principales maladies infectieuses infantiles comme la rougeole, les oreillons et la rubéole.
  • Le traitement de la maladie repose souvent sur les antipyrétiques pour la fièvre et les mesures de confort.
  • Les mesures d’éviction en collectivité sont obligatoires uniquement pour certaines pathologies spécifiques.

Pourquoi les enfants tombent-ils souvent malades ?

Un enfant peut contracter entre 8 et 10 infections virales bénignes par an. Cette fréquence élevée s’explique par le développement progressif de son système immunitaire. Chaque contact avec un virus ou une bactérie permet à l’organisme de construire sa mémoire immunitaire. La collectivité des enfants dans les crèches et les écoles maternelles accélère cette exposition aux agents pathogènes.

Les sécrétions respiratoires infectieuses constituent le principal mode de transmission des maladies virales infantiles. Les jeunes enfants portent fréquemment leurs mains à la bouche et partagent jouets et objets, ce qui facilite la propagation des virus. La fièvre chez l’enfant représente souvent le premier symptôme de la maladie et témoigne de la réaction de défense de l’organisme.

Les maladies éruptives chez l’enfant

La varicelle chez l’enfant

La varicelle reste l’une des maladies infantiles répandues les plus connues. Le virus de la varicelle zona provoque une éruption cutanée avec des taches rouges qui évoluent rapidement en vésicules remplies de liquide. Les démangeaisons intenses constituent un symptôme de la maladie particulièrement inconfortable pour les jeunes patients.

La période d’incubation de la maladie s’étend de 10 à 21 jours. La contagiosité débute 1 à 2 jours avant l’apparition de l’éruption cutanée de la maladie et persiste jusqu’à la formation des croûtes. Le traitement des maladies infantiles virales comme la varicelle repose sur les antihistaminiques pour limiter le grattage et le paracétamol pour contrôler la fièvre.

Les mesures d’hygiène à appliquer incluent des douches tièdes quotidiennes avec un savon dermatologique doux. Il faut couper les ongles courts et envisager le port de moufles la nuit pour éviter les lésions de grattage. Un vaccin contre la varicelle existe et peut être administré dès 18 mois dans le cadre du vaccin combiné RROV. L’éviction de la collectivité en cas de maladie n’est pas obligatoire si l’état général de l’enfant le permet.

La rougeole, une maladie virale contagieuse

La rougeole figure parmi les virus des maladies infantiles les plus contagieux. Une infection virale peut se transmettre par simple contact avec les sécrétions respiratoires d’une personne malade. Les symptômes de la maladie infantile débutent par une forte fièvre, une conjonctivite, un écoulement nasal et une toux sèche.

L’éruption cutanée caractéristique apparaît 3 à 4 jours après les premiers signes. Elle débute derrière les oreilles et sur le visage avant de s’étendre au reste du corps. Les complications des maladies infantiles comme la rougeole peuvent être graves : otites, pneumonies ou encéphalites. Le vaccin ROR pour les enfants offre une protection efficace et est obligatoire depuis 2018 pour tous les nourrissons.

Bon à savoir

Un congé de 5 jours minimum est ouvert à tous les salariés en cas d’annonce de la survenue chez leur enfant d’un handicap, d’un cancer ou d’une pathologie grave et de longue durée ayant un retentissement important sur l’organisation de la vie quotidienne (article 3142-4 du Code du travail institué par la loi n° 2021-1678 du 17 décembre 2021). La liste des pathologies qui ouvrent droit à un congé spécifique est fixée par le décret n° 2023-215 du 27 mars 2023.

La vaccination selon le calendrier vaccinal prévoit une première injection à 12 mois et un rappel entre 16 et 18 mois. Le médecin généraliste ou pédiatre assure le suivi vaccinal et peut répondre aux questions des parents. Consultez des informations complémentaires sur les maladies du bébé pour mieux comprendre les pathologies fréquentes.

La rubéole dans le vaccin ROR

La rubéole se manifeste par une fièvre modérée, des courbatures et une éruption cutanée rose pâle. Cette maladie infantile virale reste généralement bénigne chez l’enfant. Le danger principal concerne les femmes enceintes non immunisées, car le virus peut provoquer des malformations fœtales graves.

Le vaccin ROR protège simultanément contre la rougeole, les oreillons et la rubéole. Cette vaccination combinée simplifie le parcours vaccinal et assure une couverture optimale. Les enfants vaccinés développent une immunité durable qui les protège toute leur vie.

Les oreillons et l’inflammation des glandes salivaires

Les oreillons se caractérisent par une inflammation des glandes salivaires chez l’enfant, principalement les parotides situées sous les oreilles. Le gonflement douloureux du visage accompagne une fièvre modérée et des maux de tête. La transmission se fait par la salive lors de contacts directs ou indirects.

Les vaccins ROR pour les enfants ont permis de réduire drastiquement l’incidence de cette pathologie. Depuis l’introduction de la vaccination obligatoire, les cas d’oreillons ont diminué de plus de 99 pour cent. Le traitement repose sur l’utilisation des antipyrétiques chez l’enfant et l’application de compresses froides pour soulager la douleur.

La scarlatine, une infection bactérienne

La scarlatine touche principalement les enfants de 5 à 15 ans. Cette maladie d’origine bactérienne provoque une forte fièvre et un mal de gorge intense. La langue présente un aspect caractéristique, d’abord blanchâtre puis rouge vif comme une framboise.

Une éruption cutanée rouge et rugueuse apparaît sur le tronc et dans les plis de la peau. Le traitement des maladies infectieuses bactériennes nécessite obligatoirement des antibiotiques pour éviter les complications articulaires ou rénales. L’éviction de la collectivité dure 48 heures après le début du traitement antibiotique.

La roséole du nourrisson

La roséole affecte principalement les enfants entre 6 mois et 2 ans. Cette infection virale bénigne débute brutalement par une fièvre élevée pouvant atteindre 40 degrés Celsius pendant 3 à 5 jours. Cette phase aiguë de la maladie peut parfois provoquer des convulsions fébriles.

Tant qu'on en parle
La rubéole : une maladie virale à surveiller pendant la grossesse

L’éruption cutanée apparaît après la chute de la fièvre, ce qui distingue la roséole des autres maladies éruptives. Les petites taches roses pâles ne provoquent pas de démangeaisons et disparaissent en 12 à 24 heures. Aucun traitement spécifique n’existe, seuls les antipyrétiques pour la fièvre sont recommandés.

Le mégalérythème épidémique

Le mégalérythème, également appelé cinquième maladie, touche surtout les enfants d’âge scolaire. Les symptômes débutent par un état grippal léger avec une fièvre modérée. Une rougeur intense apparaît ensuite sur les joues, donnant un aspect de visage souffleté.

L’éruption s’étend au tronc et aux membres avec un aspect en dentelle caractéristique. La contagiosité est maximale avant l’apparition des rougeurs, ce qui rend la prévention difficile. Les femmes enceintes exposées doivent consulter rapidement car le virus peut présenter des risques pour le fœtus. Découvrez plus de détails sur le mégalérythème et ses particularités.

Les infections respiratoires infantiles

La coqueluche et ses quintes caractéristiques

La coqueluche résulte d’une infection par la bactérie Bordetella pertussis. Cette maladie provoque des quintes de toux violentes et prolongées, particulièrement nocturnes. Les quintes se terminent souvent par un bruit inspiratoire caractéristique et peuvent déclencher des vomissements.

La période d’incubation des maladies infantiles comme la coqueluche varie de 7 à 21 jours. La contagiosité reste élevée pendant les 5 premiers jours de traitement antibiotique. Sans traitement, elle persiste jusqu’à 3 semaines après le début des symptômes. La vaccination infantile contre la coqueluche fait partie du vaccin combiné DTC administré dès l’âge de 2 mois.

Les nourrissons de moins de 3 mois présentent un risque élevé de complications graves. Le traitement antibiotique doit débuter rapidement pour limiter la transmission et réduire la durée de la maladie. L’éviction de la collectivité est obligatoire pendant 5 jours après le début du traitement.

La bronchiolite du nourrisson

La bronchiolite touche principalement les enfants de moins de 2 ans. Le virus respiratoire syncytial constitue le principal agent responsable de cette infection des petites bronches. Les symptômes débutent par un rhume banal qui évolue vers une toux et une gêne respiratoire.

La transmission se fait par les gouttelettes émises lors des éternuements et par contact avec des objets contaminés. Les mesures d’hygiène à appliquer incluent le lavage fréquent des mains et le nettoyage régulier des jouets. Le traitement repose sur la kinésithérapie respiratoire, les lavages de nez au sérum physiologique et l’hydratation. Apprenez comment prévenir les maladies en collectivité.

À noter

Il y a eu au Royaume-Uni en 2015 une forte épidémie de scarlatine (plus de 17 000 cas), mais en France la dernière épidémie importante a eu lieu en 2004.

Le rhume et les infections ORL

Le rhume représente l’infection virale la plus fréquente chez l’enfant. Les virus responsables des maladies infantiles respiratoires se comptent par centaines, ce qui explique la répétition des épisodes. Un nez qui coule, des éternuements et une toux légère constituent les symptômes habituels.

La fièvre due à une infection virale reste généralement modérée, autour de 38 à 38,5 degrés Celsius. Le traitement symptomatique suffit dans la majorité des cas : lavages de nez, hydratation et repos. Les antibiotiques n’ont aucune efficacité sur les virus et ne doivent pas être utilisés. Pour mieux gérer la fièvre chez l’enfant, suivez les recommandations adaptées.

La grippe saisonnière

La grippe provoque une fièvre élevée brutale, des courbatures intenses et une grande fatigue. Cette infection virale se distingue du simple rhume par la sévérité des symptômes généraux. La contagiosité persiste pendant 5 à 7 jours après le début des signes cliniques.

La vaccination contre la grippe est recommandée pour les enfants à risque de plus de 6 mois. Le vaccin doit être renouvelé chaque année car les souches virales évoluent constamment. Le traitement reste symptomatique avec du repos, une hydratation abondante et des antipyrétiques.

Les infections digestives

La gastro-entérite aiguë infantile

La gastro-entérite aiguë infantile représente une cause fréquente de consultation en période hivernale. Les virus, notamment le rotavirus, provoquent une inflammation de l’estomac et des intestins. Les symptômes associent diarrhée, vomissements, douleurs abdominales et parfois fièvre.

Le risque principal chez le jeune enfant reste la déshydratation rapide. Les signes d’alerte incluent une bouche sèche, des urines rares et foncées, une fontanelle creusée chez le nourrisson et une somnolence anormale. Le traitement repose sur la réhydratation avec des solutés de réhydratation orale.

La vaccination contre le rotavirus peut être proposée aux nourrissons dès l’âge de 6 semaines. L’application des mesures d’hygiène strictes limite la transmission : lavage des mains après chaque change, désinfection des surfaces et port de gants jetables. L’association toux et diarrhée nécessite une surveillance particulière.

L’hépatite A

L’hépatite A se transmet par voie féco-orale, souvent par l’ingestion d’eau ou d’aliments contaminés. Cette infection virale du foie reste généralement bénigne chez l’enfant. Les symptômes incluent une fatigue intense, une perte d’appétit, des nausées et parfois un ictère.

Tant qu'on en parle
Scarlatine et angine : comprendre les infections à streptocoque chez l’enfant

La vaccination peut être proposée dans certaines situations à risque ou avant un voyage en zone d’endémie. L’éviction de la collectivité est obligatoire pendant au moins 10 jours après le début de l’ictère. Le lavage des mains constitue la mesure préventive la plus importante.

La maladie des pieds, de la bouche et des mains

La maladie des pieds, de la bouche et des mains touche principalement les enfants de moins de 5 ans. Cette infection virale provoque des vésicules douloureuses dans la bouche, sur les paumes des mains et les plantes des pieds. Une fièvre modérée et une irritabilité accompagnent souvent les lésions.

La transmission se fait par contact avec la salive, les sécrétions nasales ou les selles. La contagiosité débute avant l’apparition des symptômes, ce qui complique la prévention. Les lésions buccales peuvent rendre l’alimentation difficile et nécessiter une adaptation de la texture des aliments.

Le traitement reste symptomatique avec des antalgiques et une hydratation suffisante. Les aliments froids et mous sont mieux tolérés que les plats chauds ou acides. La guérison survient spontanément en 7 à 10 jours sans séquelles. L’éviction n’est pas obligatoire si l’état général de l’enfant permet la fréquentation de la collectivité.

Les infections à méningocoques et les méningites

Les méningites peuvent avoir une origine virale ou bactérienne. Les méningites virales restent généralement bénignes et guérissent spontanément. Les méningites bactériennes constituent une urgence médicale absolue en raison du risque vital et des séquelles potentielles.

Les symptômes d’alerte associent une fièvre élevée, des maux de tête intenses, une raideur de la nuque et parfois des vomissements. Chez le nourrisson, une fontanelle bombée et des pleurs inconsolables doivent alerter. Une éruption cutanée avec des taches rouges ou violacées qui ne s’effacent pas à la pression évoque une infection invasive à méningocoque.

La vaccination protège contre plusieurs types de méningocoques. Le vaccin contre le méningocoque C est obligatoire à 5 mois avec un rappel à 12 mois. La vaccination contre les méningocoques B peut être proposée dès l’âge de 2 mois. En cas de contact avec un cas confirmé, un traitement antibiotique préventif est administré aux personnes exposées.

Les infections cutanées

L’impétigo

L’impétigo résulte d’une infection bactérienne de la peau, le plus souvent par un streptocoque ou un staphylocoque. Les lésions débutent par des vésicules qui se rompent rapidement et laissent place à des croûtes jaunâtres caractéristiques. Le visage et les mains constituent les localisations les plus fréquentes.

À noter

La vaccination contre les oreillons, via le ROR, est obligatoire pour les enfants nés à partir du 1er janvier 2018. Ce vaccin est pris en charge à 100 % par la Sécurité sociale.

Cette infection se transmet facilement par contact direct avec les lésions ou indirect via des objets contaminés. Le traitement repose sur des antibiotiques locaux ou généraux selon l’étendue des lésions. L’éviction de la collectivité est obligatoire jusqu’à guérison complète en cas de lésions étendues.

Le cytomégalovirus

Le cytomégalovirus se transmet par les sécrétions corporelles : salive, urine, larmes. La plupart des infections passent inaperçues chez l’enfant en bonne santé. Le virus peut être excrété pendant plusieurs semaines ou mois après l’infection.

Le risque principal concerne les femmes enceintes non immunisées en contact avec de jeunes enfants. Le personnel des crèches doit être informé des mesures de prévention : lavage des mains après les changes et les repas, éviter de partager les couverts. Aucune éviction n’est nécessaire pour les enfants infectés.

La prévention des maladies infantiles courantes

Le calendrier vaccinal

La vaccination infantile débute dès l’âge de 2 mois avec le vaccin hexavalent qui protège contre six maladies : diphtérie, tétanos, coqueluche, poliomyélite, infections à Haemophilus influenzae b et hépatite B. Les rappels sont programmés à 4 mois puis à 11 mois.

Le vaccin ROR est administré à 12 mois avec un rappel entre 16 et 18 mois. Cette vaccination protège contre la rougeole, les oreillons et la rubéole. Le vaccin contre le méningocoque C suit le même calendrier. La vaccination contre le rotavirus peut être débutée dès 6 semaines mais doit être terminée avant l’âge de 6 mois.

Le médecin généraliste ou pédiatre assure le suivi du calendrier vaccinal et vérifie que toutes les injections sont à jour. Les vaccins ont permis de réduire drastiquement l’incidence de nombreuses maladies graves. Entre 2002 et 2022, la vaccination a permis de sauver 13 millions de vies d’enfants dans le monde.

Les mesures d’hygiène au quotidien

Le lavage des mains représente le geste de prévention le plus simple et le plus efficace. Il doit être réalisé à l’eau et au savon pendant au moins 30 secondes, en insistant sur les espaces entre les doigts. Les moments clés incluent avant les repas, après être allé aux toilettes et après s’être mouché.

L’application des mesures d’hygiène en collectivité passe par le nettoyage régulier des surfaces et des jouets. Les objets partagés doivent être désinfectés quotidiennement. L’aération des locaux pendant au moins 10 minutes plusieurs fois par jour renouvelle l’air et diminue la concentration en virus.

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Oreillons : symptômes, complications et prévention par la vaccination

Le mouchage régulier du nez avec des mouchoirs jetables limite la propagation des sécrétions infectieuses. Apprendre aux enfants à tousser ou éternuer dans leur coude plutôt que dans leurs mains réduit la transmission. La température de la chambre doit être maintenue autour de 19 degrés Celsius pour un sommeil de qualité.

L’alimentation et l’immunité

Une alimentation variée et équilibrée contribue au bon développement du système immunitaire. Les fruits et légumes apportent les vitamines et minéraux nécessaires au fonctionnement des défenses naturelles. L’hydratation régulière aide l’organisme à lutter contre les infections.

L’allaitement maternel offre une protection passive au nourrisson grâce aux anticorps transmis dans le lait. Cette immunité temporaire complète la vaccination et réduit la fréquence des infections respiratoires et digestives. La diversification alimentaire progressive permet d’introduire de nouveaux nutriments tout en surveillant les éventuelles réactions allergiques.

Quand consulter un médecin ?

Certains signes doivent conduire à une consultation médicale rapide. Une fièvre supérieure à 38,5 degrés Celsius chez un nourrisson de moins de 3 mois constitue une urgence. Une fièvre persistant plus de 3 jours malgré le traitement antipyrétique nécessite un avis médical.

Les difficultés respiratoires se manifestent par une respiration rapide, un battement des ailes du nez ou un tirage entre les côtes. Ces signes témoignent d’une détresse respiratoire qui requiert une prise en charge immédiate. Une déshydratation avec des urines rares, une bouche sèche et une somnolence anormale impose une consultation urgente.

Un comportement inhabituel comme une léthargie importante, des pleurs inconsolables ou un refus total de s’alimenter doit alerter. Une éruption cutanée avec des taches qui ne s’effacent pas à la pression évoque une infection grave. En cas de doute, il vaut mieux consulter pour être rassuré que retarder une prise en charge nécessaire. Consultez également les informations sur le rhume de l’enfant pour distinguer les symptômes bénins des signes d’alerte.

Le rôle des professionnels de santé

Le médecin généraliste ou pédiatre assure le suivi médical régulier de l’enfant. Les consultations obligatoires permettent de surveiller la croissance, le développement psychomoteur et de réaliser les vaccinations. Le professionnel de santé répond aux questions des parents et les guide dans la gestion des maladies courantes.

Le pharmacien constitue un interlocuteur de proximité pour les conseils sur les traitements symptomatiques. Il peut orienter vers une consultation médicale si les symptômes le justifient. Les services de téléconsultation offrent un accès rapide à un avis médical en cas de doute ou d’impossibilité de se déplacer.

Bon à savoir

Le vaccin contre la coqueluche fait lui aussi partie des vaccins pédiatriques rendus obligatoires à compter du 1er janvier 2018. Il est pris en charge à hauteur de 65 % par la Sécurité sociale et à 35 % par les mutuelles. De plus, pour améliorer la prévention de la coqueluche, la Haute Autorité de Santé recommande que la vaccination soit effectuée chez la femme enceinte à partir du deuxième trimestre, et ce, à chaque grossesse (vaccination possible avec les vaccins non vivants tétravalents).

Les médecins généralistes et pédiatres peuvent prescrire les examens complémentaires nécessaires au diagnostic. Un test rapide permet de confirmer une angine à streptocoque et de justifier un traitement antibiotique. Les analyses de sang ou les radiographies sont réservées aux situations où un doute diagnostique persiste.

La vie en collectivité et les maladies

La collectivité des jeunes enfants dans les crèches et les écoles favorise la transmission des infections. Ce contact précoce avec les agents pathogènes permet au système immunitaire de se construire progressivement. Les enfants qui fréquentent une collectivité très jeunes ont tendance à être moins malades à l’âge scolaire.

Les mesures d’éviction en collectivité sont strictement encadrées par la réglementation. Seules 11 pathologies imposent une éviction obligatoire : angine à streptocoque, coqueluche, hépatite A, impétigo étendu, infections invasives à méningocoque, oreillons, rougeole, scarlatine, tuberculose et certaines gastro-entérites bactériennes graves.

Pour les autres maladies, l’éviction n’est pas obligatoire si l’état général de l’enfant lui permet de participer aux activités. La fièvre seule ne justifie pas systématiquement une éviction. Le retour en collectivité peut se faire dès que l’enfant se sent suffisamment bien, même si certains symptômes persistent comme une toux résiduelle.

Les complications possibles

La complication de la maladie peut survenir lorsque l’infection initiale se surinfecte ou atteint d’autres organes. Une otite moyenne aiguë complique fréquemment les rhinopharyngites. Le tympan s’enflamme et la douleur devient intense, nécessitant parfois un traitement antibiotique.

Les complications des maladies infantiles respiratoires incluent les pneumonies et les bronchites. Une toux qui persiste au-delà de 10 jours ou qui s’aggrave doit faire suspecter une surinfection bactérienne. Les difficultés respiratoires avec une fréquence respiratoire élevée imposent une consultation rapide.

Certaines complications neurologiques restent rares mais graves. La rougeole peut provoquer une encéphalite dans un cas sur mille. Les méningites bactériennes peuvent laisser des séquelles auditives ou neurologiques malgré un traitement adapté. La vaccination prévient la majorité de ces complications graves.

FAQ

À quel âge débute la vaccination des nourrissons ?

La vaccination infantile commence dès l’âge de 2 mois avec le vaccin hexavalent qui protège contre six maladies. Les rappels suivent un calendrier précis à 4 mois et 11 mois. Le vaccin ROR est administré à partir de 12 mois.

Comment reconnaître une déshydratation chez un enfant ?

Les signes de déshydratation incluent une bouche sèche, des urines rares et foncées, une perte de poids rapide et une somnolence inhabituelle. Chez le nourrisson, la fontanelle peut apparaître creusée. Une consultation médicale urgente s’impose en présence de ces symptômes.

Faut-il systématiquement donner des antibiotiques lors d’une fièvre ?

Les antibiotiques ne sont efficaces que contre les infections bactériennes. La majorité des fièvres infantiles résultent d’infections virales qui guérissent spontanément. Seul un médecin peut déterminer si un traitement antibiotique est nécessaire après examen clinique.

Combien de temps un enfant reste-t-il contagieux après une gastro-entérite ?

La contagiosité persiste tant que le virus est présent dans les selles, soit généralement pendant 3 à 8 jours après le début des symptômes. Le lavage des mains après chaque passage aux toilettes et avant les repas limite la transmission aux autres membres de la famille.

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