Mort subite du nourrisson

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La mort subite du nourrisson reste un mystère, mais des pistes de recherche mettent en avant des facteurs de risques. De quoi s’agit-il exactement ? Comment la prévenir ?

Toutes les infos dans notre article.

Syndrome de la mort subite du nourrisson : de quoi s’agit-il ?

Le syndrome de la mort subite du nourrisson (ou mort inattendue du nourrisson – MIN) désigne, comme son triste nom l’indique, la mort inattendue d’un bébé :

  • Il se produit de manière générale pendant le sommeil.
  • Il désigne le fait qu’un nourrisson en bonne santé décède sans cause médicale apparente.
  • Il se produit avant 2 ans, le plus souvent avant 6 mois.
  • Il est la première cause de mortalité chez les bébés de moins d'un an.
  • Les causes sont inconnues mais il existe des facteurs de risques.

À noter : il est difficile de comptabiliser de manière très fiable les décès par mort subite du nourrisson, mais on estime qu’ils sont entre 300 et 400 chaque année. Une étude Inserm de mars 2022 montre qu’en France, la mortalité infantile a augmenté depuis 2012, passant de 3,32 ‰ à 3,56 ‰ des naissances vivantes en 2019.

Connait-on les causes du syndrome de la mort subite du nourrisson ?

Les causes de la mort subite du nourrisson sont mal connues. Les recherches à ce sujet continuent, mais il existe déjà des pistes :  

  • La sérotonine : elle semble jouer un rôle dans ce phénomène, les enfants décédés de la sorte présentant un taux bas de sérotonine. Cette molécule est un neurotransmetteur qui joue un rôle essentiel dans la régulation du sommeil, de la respiration, de la température corporelle, du rythme cardiaque mais aussi de l’anxiété. Un manque de sérotonine diminuerait les capacités des nourrissons à réagir en cas de diminution de l’oxygène ou d’augmentation du dioxyde de carbone accumulés lorsqu’ils sont sur le ventre.
  • Une anomalie congénitale cérébrale.

À noter : la mort subite du nourrisson est particulièrement culpabilisante pour la famille.

Prévention au syndrome de la mort subite du nourrisson

Il existe des précautions à prendre pour diminuer les risques de faire face à la mort subite du nourrisson :

  • Coucher le bébé sur le dos de façon à s’assurer de la liberté de ses mouvements pendant la sieste ou pendant la nuit (30 % des enfants victimes de mort subite avaient été couchés en décubitus ventral ou latéral).
  • Faire dormir l’enfant dans la chambre des parents dans un lit séparé, mais près du lit des parents et ce au moins les 6 premiers mois de vie.
  • Le matelas sur lequel le bébé dort doit être ferme et plat.
  • Ne pas utiliser d’oreiller (18 % des enfants victimes de MIN), ni d’édredon, ni de tour de lit (11 %), ni même de peluches (17 %) dans le lit du bébé.
  • Aérer la chambre régulièrement.
  • Maintenir la température de la pièce autour de 20 °C.
  • Ne pas fumer, ni pendant la grossesse, ni pendant les premiers mois de vie du bébé (39 % des enfants décédés).
  • Allaiter l’enfant durant les 6 premiers mois de vie réduirait jusqu’à 50 % le risque de mort inexpliquée du nourrisson (en revanche, le bénéfice de l’allaitement maternel chez les mères fumeuses n’a pas été établi).
  • Lors du portage d’un bébé, à l’aide d’une écharpe par exemple, il est nécessaire de vérifier que le bébé ne soit pas trop couvert, que son nez soit dégagé (un étouffement ou une asphyxie est incriminé dans 22 % des cas de MIN).

Bon à savoir : le couchage sur le dos a nettement fait baisser la mortalité infantile, mais il faut continuer les efforts de prévention.

À noter : le site internet 1000-premiers-jours.fr accompagne les nouveaux parents. Ceux-ci peuvent y trouver les réponses aux questions qu’ils sont susceptibles de se poser de la grossesse aux 2 ans de l’enfant.

Pour aller plus loin :

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